Lola Huete Machado

Immigrés: sur les chemins du retour

Por: | 12 de noviembre de 2011

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Guet Ndar, Sant Louis (Senegal). Autor: Ángel López-Soto, Geaphotowords 

Versión en castellano

L'Europe fait toujours rêver... ceux qui ne la connaissent pas. A Dakar où je vis, il ne se passe pratiquement pas un jour sans que je n'aie une discussion sur l'immigration, sur le sens de laisser toute sa vie derrière soi pour un voyage vers l'inconnu. Ce désir d'une vie nouvelle est si présent ici qu'on  en arrive à croire que plus personne ne veut rester au Sénégal. Personnellement, j'ai beau essayé de convaincre que l'Europe a changé, qu'il y a d'énormes opportunités au Sénégal, qu'on peut changer les choses en restant au pays mais à la fin de chaque discussion, la réponse est la même: "...oui, mais il faut que je parte!". En vérité, il est difficile de convaincre les gens parce que le fameux "mythe de l'immigré" survit encore fortement ici.

Nous tous avons grandi au Senegal en voyant ces frères, soeurs, cousins, voisins, amis revenir d'Europe, en vacances, avec une grosse voiture, de beaux habits, de l'argent ou qui ont construit une maison au bout de deux ans passés en Europe... Ce mythe là comme je l'ai dit, subsiste toujours et la majorité des sénégalais y croit encore. Elle y croit en refusant de voir un autre phénomène assez récent lié à l'immigration: beaucoup qui étaient partis rentrent pour investir et travailler au Senegal.

  

Vídeo de una de las campañas de la International Organization for Migration.

Au moins de Juillet, je parlais brièvement au téléphone à une de mes amies qui vivait en Italie depuis 12 ans et elle me fit part de son désir de rentrer définitivement au Senegal. Pour être honnête, je n'y ai pas trop cru au début bien que je l'aie encouragé à aller jusqu'au bout de sa décision... Eh bien, elle est au Sénégal depuis deux semaines avec son enfant. Depuis, elle cherche un magasin bien situé en ville pour commencer un commerce de matériels informatiques et de maintenance. Bien sûr, sa famille qui a vécu à ses dépens pendant toutes ces années ne comprend pas sa décision. Quand j'ai discuté avec elle cependant, elle m'a avoué qu'elle avait le sentiment d'avoir perdu douze ans de sa vie, loin de son pays, sa famille, ses amis, à travailler juste pour faire vivre un groupe de personnes. Et c'est cela le pire pour elle, d'avoir travailler comme serveuse dans des bars, hôtesse dans des casinos, femme de ménage dans des hôtels, ouvrière dans des usines, d'avoir gagner beaucoup d'argent et se rendre au final qu'elle n'avait rien gardé pour elle. A bientôt 40 ans me dit-elle, "j'ai envie de travailler pour moi et mon enfant, au Senegal". Cela d'autant plus qu'elle a passé les deux dernières années en Italie sans travail et n'eût été le salaire de son mari la vie là-bas aurait été très difficile...

Mamy (c'est le nom de mon amie) est donc rentrée au Senegal et c'est un nouveau départ pour elle. Comme quand elle partait en Italie en 1999, elle a à nouveau le coeur rempli d'espoir, la tête de rêves. Sauf que cette fois, ses rêves elle veut les réaliser chez elle.  Comme elle, des centaines, des milliers d'immigrés sénégalais tentent la même aventure, ont le même pari. Beaucoup d'entre eux ont finalement compris que les mêmes efforts fournis à travailler ou plutôt à survivre en Europe, leur assureraient une vie décente dans leur pays, sans les tracasseries policières, le racisme, etc. Mais ce retour de ces sénégalais vers leurs terres, personne n'en parle. Ni les médias, ni l'Etat qui de son côté ne fait rien pour accompagner ceux d'entre ces immigrés qui reviennent créer des emplois ici.

Des histoires pareilles auraient pu servir, peut-être pas à arrêter le phénomène des pirogues clandestines vers l'Espagne mais à les amoindrir. Elles auraient pu servir à sauver beaucoup qui sont morts en pleine mer en leur prouvant qu'il est, malgré tout, possible d'investir et de gagner sa vie au Senegal, que l'Europe est de plus en plus prise dans ses propres difficultés et de moins en moins enclin à accueillir des immigrés à qui elle ne peut pas fournir du travail et avec qui en fin de compte elle ne veut pas se mêler. 

 

Numerosos músicos, como el rapero Didier Awadi, se han sumado a las campañas contra la emigración

Plus d' informations ici : A brief migration history of Senegal 

Hay 3 Comentarios

no se si somos machistas o no , pero en africa no hay tantas mujeres muertas a mano de sus parejas o hombres que matan a sus hijos porque se han separado de su mujer o simplemente se suicidan despues de su forfaitura

La libertad no es facil ganarla, en africa tambien, en europa tuvo que haber revoluciones, guerras civiles, y cientos de años de luchas ,para que la riqueza fuera mejor repartida, es hoy en dia y la lucha sigue vigente, mas aun la lucha sigue y seguira, un paso atras equivale a un retroceso es valido si despues se dan 2 pasos hacia delante.

http://nelygarcia.wordpress.com. ¿Cómo convencer a personas con culturas machistas y, sin libertades, “sobre todo a las mujeres”, cuando observan a los que los visitan en vacaciones; deslumbrándolos con sus coches y ostentaciones?. Claro que África es rica, pero necesita estar gobernada adecuadamente, con culturas que concedan igualdad de oportunidades.

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Sobre los autores

Lola Huete Machado. Redactora de El País y El País Semanal desde 1993, ha publicado reportajes sobre los cinco continentes. Psicóloga y viajera empedernida, aterrizó en Alemania al caer el muro de Berlín y aún así, fue capaz de regresar a España y contarlo. Compartiendo aquello se hizo periodista. Un buen día miró hacia África, y descubrió que lo ignoraba todo. Por la necesidad de saber fundó este blog.

Chema Caballero Chema Caballero. Llegó a África en 1992 y desde entonces su vida giró en torno a sus gentes, su color y olor, sus alegrías y angustias, sus esperanzas y ganas de vivir. Fue misionero javeriano y llevó a cabo programas de educación y recuperación de niñ@s soldado en Sierra Leona durante dos décadas, que fueron modelo.

José NaranjoJosé Naranjo. Freelance residente en Dakar desde 2011. Viajó al continente para profundizar en el fenómeno de las migraciones, del que ha escrito dos libros, 'Cayucos' (2006) y 'Los Invisibles de Kolda' (2009), que le llevaron a Marruecos, Malí, Mauritania, Argelia, Gambia, Cabo Verde y Senegal, donde aterrizó finalmente. Le apasiona la energía que desprende África.

Ángeles JuradoÁngeles Jurado. Periodista y escritora. Trabaja en el equipo de comunicación de Casa África desde 2007. Le interesa la cultura, la cooperación, la geopolítica o la mirada femenina del mundo. De África prefiere su literatura, los medios, Internet y los movimientos sociales, pero ante todo ama a Ben Okri, Véronique Tadjo y Boubacar Boris Diop, por citar solo tres plumas imprescindibles.

Chido OnumahChido Onumah. Reputado escritor y periodista nigeriano. Trabaja como tal en su país y en Ghana, Canadá e India. Está involucrado desde hace una década en formar a periodistas y mejorar el conocimiento y uso de los medios de comunicación en África. Es coordinador del centro panafricano AFRICMIl (en Abuja), enfocado en la educación mediática de los más jóvenes. Su último libro se titula 'Time to Reclaim Nigeria' (Essays 2001-2011).

Akua DjanieAkua Djanie. Así se hace llamar como escritora. Pero en televisión o en radio es Blakofe. Con más de tres lustros de carrera profesional, Akua es uno de los nombres sonados en los medios de su país. Residente en Reino Unido, fue en 1995, en uno de sus viajes a Ghana, cuando llegó su triunfo televisivo. Hoy vive y trabaja entre ambos países. La puedes encontrar en su página, Blakofe; en la revista New African, en Youtube aquí o aquí...

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