Lola Huete Machado

Senegal, faut-il vraiment s'inquiéter?

Por: | 29 de enero de 2012

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27 de enero, en Dakar. Foto de Julien Tack (AFP)

Para consultar la cobertura del tema de JM Calatayud en castellano, pinche aquí, y también para leer el artículo sobre la situación general ¿Qué pasa en Senegal? publicado el 31 de enero.

Une chose qui restera toujours remarquable pour moi est la capacité des sénégalais à ne pas s'alarmer, à rester optimiste même quand tout va mal, à croire que le Senegal est protégé par les dieux... En cette veille d'élections présidentielles aussi, cette règle s'applique malgré tous les signaux qui pointent vers une dérive de laquelle tout le pays peinera à se relever: une guerre civile ou du moins quelque chose qui y ressemblera.

Ce vendredi 27 Janvier, le Conseil Constitutionnel a, après plusieurs mois, rendu son délibéré quant à la liste des candidats aptes à battre campagne pour être le prochain président du Sénégal et le scénario que beaucoup avaient craints s'est concrétisé: la candidature de Wade pour un troisième mandat a été acceptée.

 

Senegal

Cette candidature même qui pendant plus de six mois a été le centre de tous les débats politiques, arguant de sa validité ou pas. A bientôt 86 ans officiellement, 92 ans selon ses détracteurs, la candidature de Wade a doublement inquiétée d'abord par son apparente violation de la constitution qui a été rédigée et adoptée une année après son accession au pouvoir, en 2001 et qui limite les mandats présidentiels au nombre de deux. Ensuite par son âge avancé qui fait dire à certains qu'il n'a plus ni les capacités physiques ni intellectuelles pour diriger ce pays. Après donc des mois d'empoignades, de confrontations entre constitutionnalistes, de relectures de la constitution, le Conseil Constitutionnel a tranché et validé cette candidature controversée. Effet immédiat de cette décision, plusieurs villes du Sénégal se sont embrasées dans la demi-heure qui a suivie, particulièrement à Dakar où l'opposition et la société civile avaient manifestées toute la journée contre l'éventualité de cette validation. Dans la nuit du vendredi au samedi donc, jusqu'au milieu de la nuit, les médias ont fait état de plusieurs bâtiments publics saccagés et incendiés, d'avenues et de routes nationales bloquées pendant plusieurs heures à Dakar et à l'intérieur du pays, d'arrestations et de la mort d'un policier à Dakar.

2012-634633487045460405-546Manifestants fuyants les tirs de gaz lacrymogène (Photo: Reuters)

Hier samedi, le calme était cependant revenu dans plusieurs de ces localités pendant que l'opposition et la société civile regroupées au sein du M23 (Mouvement du 23 Juin 2011 qui symbolise la date où le Sénégal connut ses plus grandes émeutes causées par une loi proposée par Wade que l'assemblée nationale voulait voter et qui aurait permis au prochain président d'être élu avec 25% des voix seulement) pour décider d'un plan d'action... Dans quelques quartiers de la ville aussi les populations sont à nouveau sorties et il y a eu des barrages de pneus brûlés ça et là. La police a aussi procédé à plusieurs arrestations dans les rangs de l'opposition et de la société civile avec notamment celle de Alioune Tine, président de la Raddho, l'une des plus grandes organisations de défense des droits de l'homme. Dans la journée d'hier, la presse faisait état de la police criminelle qui avait encerclé le siège de Y En A Marre, mouvement civil composé de rappeurs et de journalistes qui est très actif pour faire invalider la candidature de Wade. Plusieurs autres rappeurs furent aussi attaqués et bastonnés par des inconnus...

 

Aujourd'hui donc, il y a une certaine peur qui prévaut dans les villes du Sénégal et les rumeurs les plus folles circulent allant du recrutement de mercenaires par le camp présidentiel à l'opposition qui cherche à paralyser l'ensemble du pays par des grèves, des manifestations. Des sms circulaient déjà depuis une semaine demandant aux populations de faire des provisions et de rester chez eux parce que la situation allait dégénérer, ils sont toujours à l'ordre du jour, même sur les réseaux sociaux... Dans la réalité, une partie de la population a repris ses activités dès hier comme si rien ne s'était passé et la plupart des médias (la télévision nationale et la radio particulièrement) n'a pas fait mention de ces troubles pendant que d'autres radios comme la RFM ( la radio de Youssou Ndour dont la candidature a été invalidée) parlent de coup d'état institutionnel et appellent les populations à la manifestation.

YEM

Plusieurs recours ont donc été déposés depuis hier au niveau du Conseil Constitutionnel pour la révision des candidatures ayant été invalidées mais aussi pour contester celle de Wade dont le camp veut faire annuler la validation des candidatures de Idrissa Seck, Macky Sall et Cheikh Tidiane Gadio, tous d'anciens ministres de Wade qui aujourd'hui s'opposent à lui et peuvent éventuellement lui nuire. A la prochaine décision du Conseil, qui sera définitive, sauront nous alors qui va faire campagne et qui ne le fera pas mais aussi si le Senegal va verser dans la violence.

Pour suivre l'actualité des élections sénégalaises sur Twitter visiter #sunu2012

Hay 2 Comentarios

eso de que han optado por la democracia es la mentira inventada por la prensa occidental para no entender el resto

Très bien. J'ai tout compris...

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Sobre los autores

Lola Huete Machado. Redactora de El País desde 1993 y El País Semanal desde 2002, ha publicado reportajes sobre cuatro continentes. Psicóloga y viajera empedernida por el mundo, aterrizó en Alemania cuando caía el muro de Berlín y aún así, fue capaz de regresar a España y contarlo. Para no olvidar, se hizo periodista.

Chema Caballero Chema Caballero. Llegó a África en 1992 y desde entonces su vida giró en torno a sus gentes, su color y olor, sus alegrías y angustias, sus esperanzas y ganas de vivir. Fue misionero javeriano y llevó a cabo programas de educación y recuperación de niñ@s soldado en Sierra Leona durante dos décadas, que fueron modelo.

José NaranjoJosé Naranjo. Freelance residente en Dakar desde 2011. Viajó al continente para profundizar en el fenómeno de las migraciones, del que ha escrito dos libros, 'Cayucos' (2006) y 'Los Invisibles de Kolda' (2009), que le llevaron a Marruecos, Malí, Mauritania, Argelia, Gambia, Cabo Verde y Senegal, donde aterrizó finalmente. Le apasiona la energía que desprende África.

Ángeles JuradoÁngeles Jurado. Periodista y escritora. Trabaja en el equipo de comunicación de Casa África desde 2007. Le interesa la cultura, la cooperación, la geopolítica o la mirada femenina del mundo. De África prefiere su literatura, los medios, Internet y los movimientos sociales, pero ante todo ama a Ben Okri, Véronique Tadjo y Boubacar Boris Diop, por citar solo tres plumas imprescindibles.

Chido OnumahChido Onumah. Reputado escritor y periodista nigeriano. Trabaja como tal en su país y en Ghana, Canadá e India. Está involucrado desde hace una década en formar a periodistas y mejorar el conocimiento y uso de los medios de comunicación en África. Es coordinador del centro panafricano AFRICMIl (en Abuja), enfocado en la educación mediática de los más jóvenes. Su último libro se titula 'Time to Reclaim Nigeria' (Essays 2001-2011).

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